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Les mille visages du bonheur

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Les mille visages du bonheur

Nous nous sommes aperçus qu'il manquait le chapitre 8 dans la version française du livre de Byron Katie 'Les mille visages du bonheur'. Vous trouverez le contenu de ce chapitre ci-dessous. Des mesures ont été prises pour corriger cette erreur. Merci de votre compréhension, et bonne lecture.

8

Le bien suprême est comme l'eau,
qui nourrit toute chose sans en avoir l'intention.
Elle se contente des places inférieures que les autres dédaignent.

L'esprit clair, qui est le bien suprême, est comme l'eau. Il est transparent, étincelant, il s'écoule partout sans obstacle. Il est beau et profond, il nourrit toutes choses de l'intérieur, sans en avoir l'intention.

L'esprit clair est par sa nature même dans un endroit humble. Il adore les places inférieures. Il préfère être dans le public que sur scène (bien que lorsqu'on le mette sous le feu des projecteurs, il adore également cela). Il vit aux pieds de toutes choses, parce qu'il est toutes choses. Rempli de gratitude à l'idée d'être tout ce qui est beau, il s'incline devant les pieds du maître que l'on appelle la pierre, le buisson, le mendiant, la fourmi ou l'herbe. Il se retrouve comme l'oiseau qui s'envole au-dessus de lui et ne sait pas comment voler et remarque qu'il vole quand même.

Quand l'esprit est clair, la vie devient très simple. Je pense à me lever et à faire la vaisselle. Je remarque un enthousiasme profond tandis que le corps se lève sur cette pensée. Alors qu'il s'avance vers la cuisine, vers l'évier, il est comme un enfant. J'ouvre le robinet, ressens l'eau qui coule sur mes mains, déverse du produit à vaisselle sur une éponge. Incroyable. Il ne s'agit jamais de faire la vaisselle jusqu'à ce que je prenne un plat incrusté ou collant, et je le vois s'humidifier, savonneux, puis il brille, il sèche, afin de pouvoir resservir. Tout change. Je ne sais jamais ce que seront les choses. Sans croire aucune pensée concernant l'avenir, il est impossible de faire la différence entre moi et l'assiette, le liquide-vaisselle, l'eau, le monde des bulles et l'éclat.

L'esprit clair, en adorant la musique de soi alors qu'il passe de la chaise à l'évier, remarque que bien que le résidu des pensées soit beau à ravir, il est également erroné. C'est la musique, la bande sonore, à jamais vide de sens, qui joue pendant que la vie semble se dérouler. Qui ferait la guerre à une bande sonore ? Quelle folie pourrait s'opposer à une telle simplicité ? Le Jugement dernier : le corps se lève, s'avance vers l'évier, liquide-vaisselle, eau, éclat. C'est une belle histoire. Toute la vie est là. C'est la seule vie qui soit.

Je suis heureuse d'être cette femme de 63 ans. J'adore mon poids de 72 kilos, j'adore le fait de ne pas être plus intelligente que ce que je suis déjà, j'adore le fait que ma peau se ride et devienne flasque, j'adore le fait que certains matins, je sois pratiquement aveugle, que mon monde soit brumeux et que je voie à peine où je vais. J'adore l'endroit où mes mains ont été placées et j'adore la façon dont je suis respirée et placée et orientée. J'adore ce que je vois en ce moment par la fenêtre, qui forme une image solide composée d'arbres, du ciel, de la pelouse, d'une cheminée en briques, d'un bougainvillier, d'une pancarte « maison à vendre », d'une haie, d'un canal, de canards, et que je ne peux séparer les uns des autres. J'adore le fait que quand je monte l'escalier, mes pas ne soient pas trop rapides, ni trop lents, ni trop éloignés, j'adore la façon dont les pieds se posent par terre à l'endroit parfait, exactement dans le bon rythme, mus par leur propre sagesse. Comme leur mouvement est miraculeux ! Ma main saisit la rampe de l'escalier, son soutien, sans pensée ni raison. Et puis, à nouveau, les pas, la main se déplace, la tête regarde en haut : il y a un arc-en-ciel sur mon mur. Rien ne saurait être mieux que cet instant.

Pourquoi serais-je vous ou quelqu'un d'autre, alors que nous pouvons tous monter un escalier, nous lever et nous déplacer à notre manière ? Nul n'a plus ou moins d'opportunités d'être lui-même, de s'aimer et d'être content de soi. Pourquoi me comparer ou faire concurrence ? Comparer, c'est ni plus ni moins que croire à l'histoire qu'un passé inventerait sur l'avenir. Il est tellement plus simple d'être ce que je suis. (Comme si je pouvais être autre chose.)

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